Objectif
Renforcer l’autonomie fonctionnelle et économique de femmes microentrepreneures.
Activités mises en œuvre
- Adapter lecture, écriture et calcul aux usages quotidiens
- Relier les apprentissages à la gestion des activités
- Renforcer la capacité à suivre recettes et dépenses
- Accompagner l’amélioration des revenus
- Consolider le projet pilote dans une phase élargie
Résultats obtenus
- Projet pilote conduit en 2004–2005
- Phase de formation et d’amélioration des revenus poursuivie de 2006 à 2009
Un projet pilote prolongé sur plusieurs années
La première phase, conduite en 2004–2005 avec la Fondation Strømme, a testé une articulation entre alphabétisation fonctionnelle et gestion de microentreprises. Le travail s’est poursuivi de 2006 à 2009 dans un parcours élargi de formation et d’amélioration des revenus. Cette durée a permis de traiter l’apprentissage comme un appui à l’activité plutôt que comme une fin isolée.
Les exercices partaient d’usages familiers : lire un prix, noter une vente, calculer une dépense, comparer deux montants ou suivre une recette. GRIDAC pouvait ainsi travailler les savoirs fondamentaux et les décisions de gestion dans une même séquence.
Apprendre pour reprendre prise sur son activité
Pour une femme qui conduit une petite activité, l’écrit et le calcul changent la relation aux informations quotidiennes. Ils permettent de conserver une trace, de vérifier un montant, de séparer progressivement les flux de l’activité et ceux du ménage, puis de discuter ses choix avec davantage d’autonomie.
L’expérience de Bamako a montré à GRIDAC qu’un contenu devient accessible lorsqu’il part de situations réelles et revient immédiatement à leur usage. Cette logique a ensuite nourri d’autres formations en gestion et en entrepreneuriat.
Du cahier d’exercice au cahier de l’activité
La progression pédagogique pouvait s’organiser autour des documents que les participantes rencontraient : prix, quantités, listes, petites notes de caisse et calculs de monnaie. L’objectif était de faire passer l’écriture d’un exercice encadré à une trace que la microentrepreneure choisit de conserver pour elle-même.
Cette trace change la qualité du dialogue sur l’activité. Elle permet de revenir sur une semaine de ventes, d’identifier une dépense oubliée et de comparer ce qui a été encaissé avec ce qui reste disponible. Le calcul devient alors un moyen d’interroger la marge plutôt qu’une compétence scolaire abstraite.
Le passage du projet pilote à une phase de plusieurs années a donné à GRIDAC l’occasion de consolider cette articulation. Les deux périodes documentent la nature des apprentissages ; elles ne sont pas transformées en hausse de revenu chiffrée sans mesure comparable.