Objectif
Diversifier les revenus du groupement par l’aviculture.
Activités mises en œuvre
- Former à l’installation du poulailler
- Aborder alimentation, hygiène et suivi sanitaire
- Organiser le cycle de production
- Calculer les coûts et les besoins
- Préparer l’accès au marché
Résultats obtenus
- 25 membres formés
- Aviculture intégrée à une stratégie de diversification des revenus
Une diversification pensée depuis le poulailler
En 2014, vingt-cinq anciens guides et femmes artisanes de Djenné ont suivi ce parcours avec le PAFP et Swisscontact. L’aviculture ouvrait une possibilité de revenu complémentaire, mais sa réussite dépendait d’un ensemble de gestes coordonnés : installation du poulailler, alimentation, abreuvement, hygiène, observation de l’état des volailles et organisation du cycle de production.
GRIDAC a relié ces apprentissages au calcul des besoins et à la préparation de la vente. Le nombre de sujets, le coût de l’aliment et les pertes influencent directement la marge ; ils devaient donc être compris ensemble.
Passer d’un savoir technique à une activité suivie
La formation donnait aux participants des repères pour observer leur élevage et intervenir avant qu’une difficulté ne compromette le cycle. L’entretien quotidien constituait le premier outil de prévention, tandis que l’enregistrement des dépenses et des ventes permettait d’apprécier le fonctionnement économique.
Cette intervention illustre une orientation constante des formations professionnelles de GRIDAC : associer le geste du métier à l’organisation et au marché, afin que la compétence acquise puisse soutenir une activité réelle.
Concevoir une activité complémentaire sans sous-estimer ses charges
Pour des guides et artisanes, l’aviculture devait pouvoir s’articuler avec les occupations existantes. Cette contrainte influençait l’échelle de départ, la répartition de l’entretien et le choix d’un cycle compatible avec le temps disponible. Une activité complémentaire mal dimensionnée peut rapidement devenir une charge au lieu de diversifier le revenu.
La formation a donc donné des repères pour estimer les besoins avant l’installation. L’aliment représente une dépense récurrente ; l’habitat et le matériel constituent des choix initiaux ; la surveillance sanitaire protège les sujets et les sommes déjà engagées. Les participants pouvaient raisonner ces postes avant de fixer un prix de vente.
GRIDAC a également travaillé la responsabilité au sein du groupement. Savoir qui nourrit, qui observe, qui achète et qui enregistre les ventes aide à maintenir le cycle. La diversification devient ainsi un projet collectif organisé, et non une simple idée ajoutée aux activités antérieures.