Objectif
Renforcer la mise en valeur collective des mares.
Activités mises en œuvre
- Former à la préparation des mares
- Présenter les choix d’alevins
- Aborder l’empoissonnement et le suivi
- Relier la technique au calendrier de pêche
- Renforcer l’organisation de la coopérative
Résultats obtenus
- 60 membres formés
- Compétences renforcées en empoissonnement des mares
Soixante pêcheurs formés à partir du cycle des mares
En 2005, GRIDAC et l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi ont accompagné soixante membres de la coopérative des pêcheurs de Tièmèla, dans la commune urbaine de Djenné. La formation portait sur la préparation des mares, le choix des alevins, l’empoissonnement et le suivi jusqu’à la pêche.
L’activité devait respecter le rythme de la ressource et les conditions du milieu. Le calendrier n’était donc pas un simple outil administratif : il organisait les opérations dont dépendait la production.
Renforcer la technique et l’organisation de la coopérative
L’empoissonnement mobilise un espace partagé. La coopérative devait pouvoir répartir les tâches, suivre les interventions et convenir des règles de mise en valeur. GRIDAC a inscrit la compétence technique dans cette organisation collective.
Cette expérience ancienne a constitué un repère pour d’autres interventions de GRIDAC dans la pisciculture à Djenné. Elle montre comment une ressource locale peut soutenir les moyens d’existence lorsque sa gestion et son cycle biologique sont compris ensemble.
Faire de la mare un espace de production suivi
La formation aidait les membres à regarder la mare comme un milieu vivant et un actif collectif. Sa préparation, la qualité des alevins, le moment de l’empoissonnement et les conditions de suivi influencent la disponibilité future du poisson. L’observation devait donc commencer bien avant la pêche.
La coopérative pouvait répartir les opérations, conserver une mémoire des interventions et organiser les règles d’accès. Cette gouvernance pratique protégeait le travail engagé et facilitait la discussion en cas de difficulté ou de changement du niveau d’eau.
Soixante membres ont renforcé leurs compétences. Ils partageaient désormais un même langage sur le cycle des mares et des repères opérationnels pour organiser l’empoissonnement et le suivi.