Intervention GRIDAC

Gestion d’entreprise en bamanan à Djenné

Les comités de gestion avaient besoin d’outils administratifs et financiers compris et utilisables par tous leurs membres.

StatutAchevé
Période2011
TerritoiresDjenné
ThématiquesDéveloppement communautaire, Genre et participation citoyenne

Objectif

Rendre la gestion associative accessible en langue bamanan.

Activités mises en œuvre

  • Adapter la formation à la langue bamanan
  • Clarifier rôles et responsabilités
  • Former à la tenue des recettes et dépenses
  • Aborder budget, caisse et justification
  • Relier la gestion à la décision collective

Résultats obtenus

  • 3 associations participantes : Saboumaya, Espoir Elgasba et Benkadi
  • Formation de gestion conduite en langue nationale

Trois associations, une langue de travail partagée

En 2011, GRIDAC a formé à Djenné les associations Saboumaya, Espoir Elgasba et Benkadi à la gestion d’entreprise. La formation a été conduite en bamanan afin que les membres des comités puissent discuter directement des notions, poser leurs questions et relier les outils à leurs pratiques.

Ce choix ne consistait pas seulement à traduire des termes. Il fallait construire des exemples autour de la caisse, des recettes, des dépenses, du budget et des justificatifs tels qu’ils apparaissaient dans la vie des associations.

Rendre la gestion discutable par le collectif

La tenue d’un registre ne renforce la gouvernance que si plusieurs membres comprennent ce qu’il contient et peuvent rapprocher une écriture d’une décision. GRIDAC a donc relié les outils aux rôles : qui conserve la caisse, qui autorise, qui enregistre et comment les informations sont partagées.

L’intervention montre que l’accessibilité linguistique peut devenir un levier de redevabilité interne. Elle élargit le nombre de personnes capables de suivre les ressources et de participer aux choix de l’organisation.

Donner à chaque outil une fonction dans la vie associative

Le cahier de caisse devait permettre de connaître les entrées et les sorties ; le budget de préparer les besoins ; la pièce justificative de relier un paiement à son objet ; le compte rendu de conserver une décision. La formation a organisé ces fonctions pour que les outils ne soient pas tenus sans être compris.

Le travail en bamanan facilitait les questions et les mises en situation. Les membres pouvaient expliquer avec leurs propres mots pourquoi une information devait être conservée, puis examiner comment elle contribuerait à la décision du comité ou au compte rendu aux autres membres.

Les associations Saboumaya, Espoir Elgasba et Benkadi partageaient la session, mais chacune devait adapter les principes à son activité et à sa répartition des responsabilités. GRIDAC a ainsi lié l’accessibilité linguistique à une gouvernance plus collective et à une gestion moins dépendante d’une seule personne.