Intervention GRIDAC

Maraîchage des femmes de Mayétaké

L’exploitation collective du périmètre devait concilier productivité, organisation des tâches et gestion durable de l’eau.

StatutAchevé
Période2014–2016
TerritoiresMayétaké, Ténenkou
ThématiquesAgriculture et chaînes de valeur, Développement communautaire

Objectif

Consolider la gestion collective d’un hectare maraîcher.

Activités mises en œuvre

  • Planifier le calendrier cultural
  • Améliorer les pratiques de préparation et d’entretien
  • Organiser l’irrigation du périmètre
  • Accompagner la récolte et la commercialisation
  • Renforcer la gestion collective

Résultats obtenus

  • 1 hectare de périmètre maraîcher accompagné
  • Appui conduit de 2014 à 2016

Un hectare suivi pendant plusieurs campagnes

De 2014 à 2016, GRIDAC a accompagné les femmes de Mayétaké sur un périmètre maraîcher collectif d’un hectare, dans le cadre du PDD-DIN. La durée de l’appui permettait de travailler au fil des cycles : préparation, irrigation, entretien, récolte et commercialisation.

Le suivi rendait visibles les difficultés que l’on ne peut pas apprécier pendant une seule session. L’accès à l’eau, la disponibilité des intrants et l’organisation des tâches pouvaient être discutés à partir de situations effectivement rencontrées.

Partager une ressource et une responsabilité

Sur un périmètre collectif, la performance ne dépend pas seulement des pratiques de chaque productrice. Le calendrier d’irrigation, l’entretien des installations et la répartition du travail exigent des accords au sein du groupement.

GRIDAC a relié la conduite culturale à ces règles communes. L’expérience de Mayétaké montre qu’une activité génératrice de revenus peut aussi renforcer la capacité d’un groupe à gérer une ressource, planifier et tirer des enseignements de chaque campagne.

Apprendre d’une campagne pour préparer la suivante

Le suivi sur trois années permettait d’observer plusieurs saisons et de revenir sur les choix. Les femmes pouvaient comparer la préparation, les besoins en eau, l’entretien et la récolte d’un cycle à l’autre. Le conseil gagnait ainsi en précision parce qu’il s’appuyait sur l’histoire du périmètre.

La commercialisation introduisait un autre calendrier. Il fallait connaître la période où les produits arrivent, les quantités que le groupe peut valoriser et les conditions de transport. Ces informations pouvaient conduire à revoir le choix ou l’échelonnement des cultures.

GRIDAC a retenu du travail à Mayétaké que la durée est une ressource d’accompagnement. Elle ne garantit pas à elle seule la continuité, mais elle permet d’installer une boucle d’observation et d’ajustement que ne produit pas une formation ponctuelle. Le résultat documenté reste l’appui à un hectare collectif de 2014 à 2016.