Intervention GRIDAC

Passerelles éducatives dans le cercle de Koulikoro

Des enfants exclus de l’école avaient besoin d’un parcours accéléré combinant langue nationale et français pour rejoindre l’enseignement formel.

StatutAchevé
Période2008–2013
TerritoiresKoulikoro
ThématiquesDéveloppement communautaire, Éducation et formation professionnelle

Objectif

Ramener des enfants exclus vers l’enseignement formel.

Activités mises en œuvre

  • Mobiliser les communautés
  • Organiser les centres passerelles
  • Former et accompagner les animateurs
  • Déployer l’alternance linguistique
  • Préparer l’intégration dans l’école publique

Résultats obtenus

  • Parcours mis en œuvre de 2008 à 2013
  • Langue nationale et français articulés dans les centres

Cinq années de parcours passerelles à Koulikoro

De 2008 à 2013, GRIDAC et la Fondation Strømme ont accompagné des centres destinés à des enfants exclus de l’école dans le cercle de Koulikoro. Les communautés étaient mobilisées pour identifier les enfants, soutenir les centres et préparer leur retour vers l’enseignement formel.

Les animateurs recevaient une formation et un accompagnement adaptés au caractère accéléré du parcours. Leur rôle consistait à reconstruire les apprentissages fondamentaux tout en suivant la progression vers l’école d’accueil.

Articuler langue nationale et français

Le parcours s’appuyait d’abord sur une langue connue de l’enfant, puis introduisait progressivement le français. Cette articulation facilitait la compréhension et évitait que le rattrapage scolaire repose dès le départ sur une langue insuffisamment maîtrisée.

L’expérience de Koulikoro montre qu’une passerelle réussie exige une continuité entre le centre, la famille et l’école. GRIDAC a travaillé ces trois relations afin que le dispositif temporaire conduise effectivement vers un parcours scolaire durable.

Maintenir le lien pendant cinq campagnes

La durée du programme permettait de reprendre chaque année l’identification, la mobilisation, la formation des animateurs et la relation avec les écoles. Cette répétition n’était pas une simple reconduction : elle offrait la possibilité d’adapter l’organisation aux enseignements des campagnes précédentes.

Les animateurs devaient suivre une progression intensive sans perdre les enfants dont les parcours étaient déjà fragiles. La fréquence des exercices, l’attention aux absences et le dialogue avec les familles contribuaient à maintenir la continuité. La préparation du transfert commençait avant la fin du centre.

L’expérience de Koulikoro montre que la réussite d’une passerelle dépend de la solidité de ses deux extrémités. Le centre organise l’apprentissage accéléré ; l’école d’accueil et la famille soutiennent ensuite la poursuite du parcours.