Étude de cas technique

Choisir le bon profil Baserow sur Coolify

Le retour d’expérience complet du déploiement Baserow 2.3.3 sur Coolify, du premier diagnostic à la reprise.

Contexte

Choisir le bon profil Baserow sur Coolify examine une difficulté propre à cette architecture. Le profil distribué conserve un backend Django, un frontend séparé, PostgreSQL avec pgvector, Redis, trois rôles Celery et une passerelle Caddy. Cette passerelle n’est pas un proxy décoratif : elle distribue les routes API, WebSocket, MCP, assistant, médias et Application Builder. Le domaine Coolify doit donc viser Caddy, jamais directement le backend ou le frontend. L’objectif était de conserver le contrat du produit tout en confiant à Coolify le déploiement, les domaines et le renouvellement des conteneurs.

Pourquoi cette solution

Baserow est une solution de base de données visuelle et plateforme no-code adaptée à des usages structurés et à un hébergement maîtrisé. Le choix d’un logiciel existant permet de concentrer l’ingénierie sur l’adaptation, la gouvernance et l’exploitation plutôt que de recréer son cœur fonctionnel.

Architecture amont

L’architecture du produit distingue interface, logique métier, traitements différés et états persistants. Cette carte des responsabilités a servi de référence avant toute modification liée à Coolify. Baserow convient lorsque l’équipe doit transformer un registre partagé en application légère sans perdre la maîtrise du modèle de données.

Contraintes du déploiement

Le premier parcours tout-en-un 2.3.3 n’a pas donné une installation fraîche acceptable. Le diagnostic a séparé la topologie des processus de la localisation de l’état.

Coolify ajoute son propre proxy, sa gestion des domaines, ses variables magiques, ses fichiers gérés et son cycle de redéploiement. Chaque adaptation devait donc être analysée à la frontière entre la plateforme et le logiciel. Le premier travail consiste à définir les tables, les relations, les identifiants et les rôles.

Diagnostic

Le diagnostic a suivi les couches dans l’ordre : validation de la composition, création des services, santé des magasins d’état, fin des tâches d’initialisation, réponse du service public, authentification et parcours fonctionnel. Cette méthode évite de confondre un problème de réseau avec une migration inachevée ou un secret incohérent. Les vues, formulaires et automatisations viennent ensuite : ils servent un processus déjà clarifié et ne remplacent pas la gouvernance du registre.

Les journaux ont été lus par responsabilité. Un échec de la passerelle ne signifie pas nécessairement que la base est en cause ; un conteneur actif ne garantit pas qu’un worker consomme une vraie tâche. Les contrôles ont donc porté sur les effets observables de chaque service. Le profil distribué conserve un backend Django, un frontend séparé, PostgreSQL avec pgvector, Redis, trois rôles Celery et une passerelle Caddy.

Corrections et architecture finale

Le profil distribué a retenu les images backend et frontend dédiées, trois rôles Celery, PostgreSQL/pgvector, Redis et une passerelle Caddy. Une alternative tout-en-un avec PostgreSQL externe a aussi été validée.

La correction retenue est la plus petite modification capable de rétablir le contrat du produit. Les services dont l’utilité était démontrée ont été conservés ; les composants ajoutés uniquement par habitude ont été écartés. Cette passerelle n’est pas un proxy décoratif : elle distribue les routes API, WebSocket, MCP, assistant, médias et Application Builder.

Validation

Déploiement frais, routage, authentification, tâches, persistance et profil postgresql externe également validé.

Le parcours part d’une ressource neuve et se termine par un redéploiement avec conservation des données. Lorsqu’une sauvegarde et une restauration sont prévues, la vérification se fait dans des volumes isolés et revient à l’interface pour contrôler un objet métier connu. Le domaine Coolify doit donc viser Caddy, jamais directement le backend ou le frontend.

Persistance et reprise

La sauvegarde doit réunir base et médias, même lorsque la base est externalisée.

Les volumes sont classés selon leur rôle : état autoritatif, fichier métier, file durable, cache reconstructible ou journal opérationnel. Cette classification détermine l’ordre de sauvegarde, l’ordre de restauration et les tests nécessaires avant remise en service. Le point décisif a été de traiter le couple Host-chemin comme une donnée applicative.

Leçons d’ingénierie

Une adaptation fiable commence par comprendre le logiciel, pas par compter les conteneurs. La complexité utile provient des responsabilités réelles : base, recherche, files, tâches, temps réel, passerelle ou stockage. La plateforme doit simplifier leur exploitation sans modifier silencieusement leur contrat. Une sonde locale sur la racine avec un hôte inconnu était interprétée comme une requête vers un site publié par Application Builder et retournait un 404 trompeur.

Les domaines publics, les URL canoniques et les cibles internes doivent rester distincts. Les secrets partagés utilisent une identité stable. Les migrations ont un seul propriétaire. Les contrôles de santé observent la fonction du service et la reprise porte sur tous les états qui rendent l’application utilisable. Le contrôle final emploie une route et un en-tête cohérents avec la logique de Baserow, tout en gardant un seul domaine public.

Réutilisation

Le modèle Docker Compose et le guide de déploiement associés permettent de reproduire l’architecture. Pour une nouvelle version, le travail reprend par la lecture des changements amont, une sauvegarde restaurable et un environnement isolé. Le même parcours fonctionnel sert ensuite de test de non-régression. Avant import, vérifier l’identité unique des quatre secrets partagés, le domaine attribué au service baserow, les montages de médias et la dépendance des workers à PostgreSQL et Redis.

Passage en exploitation

Le passage en exploitation réunit le responsable fonctionnel, l’administrateur de l’application et l’équipe infrastructure. Ensemble, ils confirment les comptes, les droits, le courrier sortant, les domaines, les sauvegardes, la supervision et la procédure d’assistance. Les utilisateurs disposent d’un point d’entrée unique et d’instructions adaptées à leur rôle. Le fichier propose aussi un profil distribué canonique ; une alternative tout-en-un avec PostgreSQL externe existe, mais les deux profils ne doivent pas être fusionnés en une topologie hybride.

Une fenêtre de maintenance est définie pour les mises à jour. Les changements de version sont d’abord reproduits sur une copie isolée, puis le parcours critique est rejoué. Les observations sont consignées dans une procédure courte afin que le service ne dépende pas d’une mémoire individuelle. Baserow convient lorsque l’équipe doit transformer un registre partagé en application légère sans perdre la maîtrise du modèle de données.

Ce que cette expérience change dans la méthode

Cette étude renforce une règle simple : l’architecture doit être expliquée par les responsabilités qu’elle remplit. Chaque service, volume, variable et contrôle de santé répond à une fonction identifiable. Lorsqu’une modification ne peut pas être reliée à cette carte, elle mérite d’être remise en question. Le premier travail consiste à définir les tables, les relations, les identifiants et les rôles.

La validation doit ensuite suivre la même logique. Elle commence par l’infrastructure, traverse le produit et revient jusqu’à la décision de l’utilisateur. La restauration referme la boucle en montrant que l’organisation peut récupérer son service et ses données après un incident. Les vues, formulaires et automatisations viennent ensuite : ils servent un processus déjà clarifié et ne remplacent pas la gouvernance du registre.

Chronologie de résolution

Chaque itération a été traitée comme une hypothèse à vérifier. Une composition valide était d’abord déployée sur une ressource neuve. L’équipe observait ensuite le premier service qui ne remplissait pas sa responsabilité, corrigeait la cause la plus proche et rejouait le parcours depuis le début. Cette chronologie a empêché l’accumulation de modifications sans relation avec le problème. Le profil distribué conserve un backend Django, un frontend séparé, PostgreSQL avec pgvector, Redis, trois rôles Celery et une passerelle Caddy.

Les corrections ont été comparées avec l’architecture attendue et avec les effets visibles dans l’application. Lorsqu’un changement améliorait le démarrage mais cassait une fonction, il était rejeté. L’architecture finale conserve ainsi les choix qui satisfont ensemble installation, usage, persistance et reprise. Cette passerelle n’est pas un proxy décoratif : elle distribue les routes API, WebSocket, MCP, assistant, médias et Application Builder.

Décisions structurantes

Trois décisions reviennent dans le cas : choisir le bon service public, attribuer clairement l’initialisation et protéger tout l’état autoritatif. Elles conditionnent le domaine, les contrôles de santé, les dépendances et la stratégie de sauvegarde. Leur formulation explicite facilite le passage de relais vers l’équipe d’exploitation. Le domaine Coolify doit donc viser Caddy, jamais directement le backend ou le frontend.

Contrôles après déploiement

Après la mise en service, les contrôles sont rejoués à intervalles réguliers : connexion, création ou modification d’un objet, traitement différé, redéploiement et lecture des données. Un exercice de restauration planifié vérifie que les sauvegardes restent compatibles avec la version courante et que l’équipe sait reconstruire le service. Le point décisif a été de traiter le couple Host-chemin comme une donnée applicative.

Le basculement décisif

Le point décisif a été de traiter le couple Host-chemin comme une donnée applicative. Une sonde locale sur la racine avec un hôte inconnu était interprétée comme une requête vers un site publié par Application Builder et retournait un 404 trompeur. Le contrôle final emploie une route et un en-tête cohérents avec la logique de Baserow, tout en gardant un seul domaine public.