Intervention GRIDAC

Observatoire des conflits et des ressources naturelles

Les plateformes locales avaient besoin d’une lecture structurée des tensions liées aux ressources naturelles.

StatutAchevé
Période2024–2025
TerritoiresBankass, Cercle de Bandiagara, Cercle de Douentza, Cercle de Mopti, Djenné, Koro, Ténenkou, Youwarou
ThématiquesDonnées pour le développement, Prévention et gestion des conflits

Objectif

Outiller l’observation et le dialogue sur les ressources naturelles.

Activités mises en œuvre

  • Concevoir deux questionnaires consacrés aux conflits et aux ressources naturelles
  • Former et accompagner les équipes de collecte
  • Organiser la collecte dans huit cercles
  • Structurer la chaîne KoboToolbox, PostgreSQL, Metabase et Power BI
  • Animer les plateformes locales et restituer les tendances

Résultats obtenus

  • 8 cercles couverts
  • 30 communes intégrées au dispositif
  • Collecte active à partir du 16 janvier 2025

Concevoir une chaîne de données pour trente communes

Mandaté par Near East Foundation, GRIDAC a engagé d’avril 2024 à janvier 2025 la construction d’un dispositif de suivi dans huit cercles et trente communes. Deux formulaires distincts ont été préparés : l’un pour les conflits liés aux ressources naturelles, l’autre pour l’identification et la cartographie des ressources.

Les questionnaires KoboToolbox alimentaient une base PostgreSQL. Metabase et Power BI devaient ensuite soutenir l’analyse et la restitution. Chaque composant répondait à une fonction précise, mais la fiabilité de l’ensemble dépendait d’abord de la cohérence des définitions et des contrôles de terrain.

Faire passer les points focaux de l’outil à l’observation

Les auxiliaires mobilisés comme points focaux ont été formés à la configuration des formulaires, à la saisie et à la transmission des informations. Après révision et redéploiement des deux fiches, la collecte active a démarré le 16 janvier 2025.

Ce passage au terrain constitue un jalon important : il permet de confronter les catégories prévues aux situations observées et d’améliorer les consignes. Les données ne prennent toutefois leur sens qu’au moment de la restitution, lorsque les plateformes locales peuvent discuter les tendances et suivre les recommandations.

Distinguer observation, interprétation et décision

Le dispositif a été conçu pour faire circuler l’information entre les niveaux villageois, communaux, de cercle et régionaux. GRIDAC a accompagné cette circulation par des rencontres avec la NEF, des sessions de formation et des outils de suivi des décisions.

L’enseignement central est méthodologique : une observation doit conserver son lieu, sa date, sa catégorie et son circuit de vérification ; son interprétation doit ensuite être discutée avec les personnes qui connaissent le territoire. Cette distinction renforce l’utilité de l’Observatoire pour la prévention et la gestion concertée des conflits.

Des catégories utiles seulement si elles restent discutables

L’étude de faisabilité qui a précédé la mission montrait une concentration des conflits recensés autour des terres agricoles, de l’eau, des espaces pastoraux, de la pêche et de la forêt. Ces catégories ont aidé à construire les questionnaires, mais elles ne remplacent pas le récit du fait ni la connaissance locale.

La formation des points focaux devait donc couvrir la saisie et l’interprétation des questions. Un formulaire bien configuré peut encore produire des données incohérentes si deux personnes comprennent différemment une catégorie. Les retours du terrain et les contrôles de la base servaient à repérer ces écarts.

L’Observatoire combine ainsi infrastructure, capacité humaine et gouvernance. La base conserve ; les tableaux de bord organisent la lecture ; les plateformes mettent les tendances en discussion ; le suivi des recommandations relie enfin la connaissance à l’action. La mission de GRIDAC a porté sur cette chaîne complète.